Les Moments littéraires - Hors-série n° 4

Jocelyne François

Car vous ne savez ni le jour ni l’heure
Journal 2008-2018

Préface de René de Ceccatty

 

Présentation du Journal de Joceyne François

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Les Moments littéraires n° 47

Diaristes du Luxembourg

Ian De Toffoli, Cristina Dias de Magalhães, Laurent Fels, Tullio Forgiarini, Danielle Hoffelt,
Pierre Joris, Carla Lucarelli, Paul Mathieu Jean Portante, Nathalie Ronvaux,
Jeff Schinker, Lambert Schlechter, Jean Sorrente, Florent Toniello, Hélène Tyrtoff.

Les Moments littéraires poursuivent la série des numéros « géographiques » consacrés aux diaristes francophones. Après les écrivains suisses romands (n° 43, Amiel & Co, janvier 2020), les Belges francophones (n° 45, janvier 2021), les diaristes du Luxembourg sont les invités du numéro 47.

Des carnets de voyage (Ian De Toffoli, Jean Portante…) aux journaux datés (Carla Lucarelli, Lambert Schlechter…) ou non datés (Laurent Fels, Jean Sorrente…), la diversité et la richesse de l’écrit intime transparaissent dans les quatorzes textes présentés.

Après une introduction de Frank Wilhelm (Professeur émérite de littérature française et francophone de l’Université du Luxembourg), ce numéro propose des extraits des journaux ou des carnets intimes de Ian De Toffoli, Laurent Fels, Tullio Forgiarini, Danielle Hoffelt, Pierre Joris, Carla Lucarelli, Paul Mathieu, Jean Portante, Nathalie Ronvaux, Jeff Schinker, Lambert Schlechter, Jean Sorrente, Florent Toniello, Hélène Tyrtoff. Tous ces textes sont inédits.

Un portfolio de dix autoportraits de Cristina Dias de Magalhães complète le sommaire et montre l’apport de la photographie dans le récit de soi.

 

Les numéros "géographiques" déjà parus

N° 43 – AMIEL & Co

La Suisse semble être une terre d’élection pour l’introspection. Jean-Jacques Rousseau avait ouvert la voie avec ses Confessions. Amiel lui a emboîté le pas avec son monumental Journal, et, à sa suite, sont venus Jaccottet et ses semaisons, Georges Haldas et ses carnets ainsi que Maurice Chappaz, Alexandre Voisard, Gustave Roud, Alice Rivaz, Ramuz...

Face à la richesse et à la densité de ces œuvres où l’intime et la littérature se côtoient, Les Moments littéraires ont souhaité consacrer leur n° 43 à des journaux intimes d’écrivains suisses de langue française et proposent les extraits des journaux ou carnets intimes de : Henri-Frédéric Amiel, Anne Brécart, Corinne Desarzens, Jean-François Duval, Alexandre Friederich, René Groebli (portfolio de 8 photographies), Roland Jaccard, Jean-Louis Kuffer, Douna Loup, Jérôme Meizoz, Jacques Mercanton, C. F. Ramuz, Noëlle Revaz, Jean-Pierre Rochat, Gustave Roud, Daniel de Roulet, Catherine Safonoff, Monique Saint-Hélier, Marina Salzmann, François Vassali, Alexandre Voisard, Jean-Bernard Vuillème, Luc Weibel. Hormis ceux d’Amiel, de Ramuz et de Saint-Hélier, aucun de ces textes n’avait été publié. (336 pages).


N° 45 – Diaristes belges francophones

Après une introduction de Marc Quaghebeur (Directeur honoraire des Archives et Musée de la Littérature à Bruxelles), ce numéro propose des extraits des journaux ou carnets intimes de Henry Bauchau, Luc Dardenne, Anne De Gelas, Maurice De Wée, Luc Dellisse, Laurent Demoulin, José Dosogne, Marc Dugardin, Lydia Flem, François Houtart, Sara Huysmans, Caroline Lamarche, Stéphane Lambert, Marcel Lecomte, André Leroy, Maurice Maeterlinck, Diane Meur, Jean-Luc Outers. Hormis le journal de Maurice Maeterlinck, tous ces textes sont inédits. (252 pages)

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Hors-série n° 3

HENRI-FREDERIC AMIEL - ÉLISA GUÉDIN

Correspondance (1869-1881)

Dans la dernière partie de sa vie, Amiel a engagé un échange de lettres avec une jeune femme rencontrée chez l’un de ses collègues universitaires, Élisa Guédin. L’éternel candidat au mariage qu’il était a-t-il songé à l’épouser ? D’entrée de jeu, Élisa le prévient qu’il n’en est pas question, en recourant à cette formule : « Homme ne puis, femme ne daigne, âme suis. »

Il en résulte pourtant une longue correspondance (144 lettres), inconnue jusqu’à ce jour, récemment retrouvée dans une maison de campagne genevoise.

De quoi parlent les deux correspondants ? De la nature de leur relation (à laquelle Amiel a donné un nom : l’« amouritié »), de la possibilité ou non de se rencontrer, de leurs lectures, de leurs idées, de leurs activités, de leurs voyages. Dans ses lettres, Amiel se montre un partenaire enjoué, habile à mener un échange qui s’apparente parfois au marivaudage. Pour sa part, Élisa tient un discours plus ambitieux. Cette femme brillante est en quête d’une vocation. Amiel lui suggère de s’orienter vers la critique littéraire, ce qu’autoriseraient ses belles qualités d’analyse et de style. Elle n’en a cure. Elle voudrait se consacrer aux déshérités. Mais ses tentatives, dans des institutions tenues par des religieuses, à Lyon ou à Paris, tournent court. Elle tient à ses aises… et à ses vacances, qu’elle passe dans des stations thermales à la mode.

Quel que soit l’état de son âme, elle s’exprime toujours avec talent et parsème ses propos de références littéraires puisées aux meilleures sources. Parfois agacé par l’aplomb de sa correspondante, Amiel admire la qualité de son expression : il recopie plus d’un passage de ses lettres dans son journal.

Cette édition est précédée d’un avant-propos de Luc Weibel, qui précise dans quelles circonstances les lettres sont arrivées jusqu’à nous. Elle est accompagnée d’un appareil de notes qui éclairent les nombreuses allusions des correspondants au contexte intellectuel, philosophique, religieux et littéraire de l’époque. (360 pages)

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Pour un aperçu des 47 numéros de la revue, consultez le catalogue

Actualités

Annie Ernaux
Le jeune homme

En quelques pages, à la première personne, Annie Ernaux raconte une relation vécue avec un homme de trente ans de moins qu’elle. Une expérience qui la fit redevenir, l’espace de plusieurs mois, la « fille scandaleuse » de sa jeunesse. Un voyage dans le temps qui lui permit de franchir une étape décisive dans son écriture. Ce texte est une clé pour lire l’œuvre d’Annie Ernaux — son rapport au temps et à l’écriture.


L'HERNE
Cahier Annie Ernaux

Annie Ernaux est aujourd’hui, de façon incontestable, l’un des auteurs français les plus (re)connus dans le paysage littéraire contemporain, son œuvre est traduite dans de nombreux pays et couronnée par de multiples prix (récemment encore le Prix Prince Pierre de Monaco). Ce volume qui lui est consacré permettra tout à la fois de satisfaire les lecteurs les plus érudits mais également de répondre à la curiosité littéraire d’un public de plus en plus large et fidèle. Mêlant regards critiques et interventions plus personnelles d’écrivains ou d’artistes, le Cahier explore autant les enjeux sociologiques, historiques et parfois psychanalytiques de l’œuvre d’Annie Ernaux que sa sensibilité intime. La multitude des intervenants, issus de milieux aussi divers que le cinéma, le théâtre, la littérature, la chanson et la recherche littéraire, vise à mettre en valeur les nombreuses facettes du travail d’Annie Ernaux. Certaines parties mettent l’accent sur des ouvrages précis, L’Événement, Les Années et Mémoire de fille, quand d’autres abordent les thématiques qui traversent toute l’œuvre ; écriture, voyages, engagement politique,… De nombreux extraits inédits du journal d’écriture d’Annie Ernaux témoignent par ailleurs du regard sans cesse éveillé que l’écrivaine pose sur le monde.


 


Prix Clarens du Journal intime 2021

Alejandra Pizarnik
Journal
Premier cahier
1954-1960


Prix Sévigné 2021

Antoine de Saint Exupéry
Consuelo de Saint Exupéry
Correspondance
(1931-1944)