Les Moments Littéraires n° 40

Feuilles d'Automne

Pour fêter ses vingt ans, la revue Les Moments Littéraires a choisi de mettre le journal intime à l’honneur. En mars 2017, la revue a proposé à des écrivains de publier les pages de leur journal intime, qu’ils tiendraient entre le 23 et le 29 octobre 2017 ; la même semaine pour tous fut la seule contrainte. Parmi les écrivains qui ont répondu à notre demande, certains tiennent régulièrement leur journal intime, d’autres se sont prêtés à cet exercice à l’occasion de ce projet.

Après Lire les journaux intimes, un texte introductif de Michel Braud, le n°40 vous propose les pages de vingt-cinq journaux intimes. Etude de soi, regard sur les autres, carnet de voyage, actualité, ressouvenir, réflexion sur le journal intime, indignation, douleur ou joie… chaque écrivain a ses préoccupations, chaque journal son style. Au final ce projet aboutit à un numéro témoin de la richesse et de la diversité du journal intime.

Les écrivains au sommaire du n°40 : Pierre Bergounioux, René de Ceccatty, Anne Coudreuse, Colette Fellous, Claire Dumay, Roland Jaccard, Lambert Schlechter, Charles Juliet, Belinda Cannone, Annie Ernaux, Lydia Flem, Marcelin Pleynet, Béatrice Commengé, Michel Braud, Emmanuelle Pagano, Hervé Ferrage, Jocelyne François, Dominique Noguez, Patrick Combes, Denis Grozdanovitch, Christian Garcin, Camille Laurens, Anne Serre, Régine Detambel, Fabienne Jacob, Jeanne Hyvrard.

 

Les Moments Littéraires n°40 : 304 pages, 12 €

 

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Pour un aperçu des 40 numéros de la revue, consultez le catalogue

 

 

Actualités

Rilke - Rodin

 

Pour la première fois rassemblée, cette correspondance retrace, de 1902 à 1913, la relation entre deux hommes a priori dissemblables : le jeune poète désargenté maîtrisant encore mal la langue française et le sculpteur au faîte de son art et de sa gloire, à la tête d’une véritable entreprise chargée de la diffusion de son œuvre. Rilke donne du «Maître» à Rodin et analyse son œuvre dans de longues lettres, tandis que les réponses du sculpteur sont lapidaires, sans pourtant dissimuler son affection pour le jeune poète. De 1905 à 1906, Rodin engage Rilke comme secrétaire et l’héberge à Meudon. Une brouille survient, puis se dissipe. Ils renoueront des rapports soutenus entre 1908 et 1911, à l’hôtel Biron, futur musée Rodin, que Clara Westhoff fait découvrir à son mari. Le poète a beaucoup publié, il est reconnu – ils sont désormais sur un pied d’égalité. Considéré en Allemagne comme le «gardien à la porte rodinienne», Rilke affirmera plus tard que c’est grâce à Rodin que Paris aura longtemps été le seul point d’attache dans sa vie de déraciné.