Les Moments littéraires n° 48

Yves Charnet

Torero de l'autofiction

Photo : Olivier Roller

Normalien, auteur d’une thèse sur Baudelaire, Yves Charnet enseigne les arts et cultures à SUPAERO.

Dès Prose du fils, publié en 1993, la poésie dans la prose de soi est sa marque de fabrique.

Son œuvre est essentiellement à caractère auto-biographique. Sans filtre, il explore à ses risques et périls et à longueur de livres, son moi à ciel ouvert. « J’essaie de faire passer les mots, comme on doit le faire avec un taureau, de plus en plus près de moi. Toréer près, écrire près ; au risque des blessures, en faire un art », dit-il.

Ses livres sont une tentative d’épuisement du sujet Yves Charnet. Il ressasse et retisse son enfance, l’absence du père, ses effondrements, l’emprise de sa mère (son « enfermaman »), sa difficulté à trouver sa place.  Le ressassement comme une dynamique du sujet, une énergétique de la mémoire.

Le dossier Yves Charnet :

  • Autopsyves de Sarah Chiche
  • Entretien avec Yves Charnet
  • Carnets d'un été détraqué de Yves Charnet

 

Également au sommaire du n°48 

Marie Mons : entretien & portfolio

L’intime, avec l’autoportrait comme composante principale, est au centre de l’œuvre de Marie Mons, photographe et vidéaste. Paysages et contrées personnelles résonnent dans l’ensemble de son travail pluridisciplinaire.


Paule Régnier : Journal 1947-1950

Paule Régnier (1888-1950) est une femme de lettres française. Atteinte d’une tuberculose osseuse à 18 mois, elle restera bossue. Elle gardera secret son amour pour l’écrivain Paul Drouot. Son roman L’Abbaye d’Évolayne a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1934. Jusqu’à quelques jours avant sa mort, elle a tenu son journal « pour se libérer de ce sang qui l’étouffe ». Elle se suicidera en décembre 1950.
Le journal de Paule Régnier est introduit par Michel Braud, professeur de littérature française du XXe siècle à l’Université de Pau et des pays de l’Adour.


Maël Renouard  : Nouveaux fragments d’une mémoire infinie - IV

L’auteur de La Réforme de l'opéra de Pékin, prix Décembre 2013, nous propose quelques-uns de ses Nouveaux fragments d’une mémoire infinie où il continue à s’interroger sur le rapport entre mémoire personnelle et mémoire numérique.


Jean-François Bourgain : Journal

Docteur ès lettres, Jean-François Bourgain a enseigné la langue et la littérature françaises à l’ESPE de l’académie de Rouen. Il nous livre quelques pages de son journal qu’il tient depuis plusieurs décennies.


Les chroniques littéraires d’Anne Coudreuse

 

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Les titres retenus pour la pré-sélection de juin du Prix Clarens du Journal intime sont : Chantal Thomas, Journal de nage, Seuil / Michel Winock, Bienvenue au 21e siècle journal -1996-2002, Éditions Thierry Marchaise / Patricia Highsmith, Les écrits intimes de Patricia Highsmith, 1941-1995, Calmann-Levy / Georges Séféris, Journées 1925-1944, Le bruit du temps / Kazimierz Sakowicz, Journal de Ponary 1941-1943 : Un témoignage oculaire unique sur la destruction des Juifs de Lituanie, Grasset / Iris Origo, L’air se rafraîchit. Journal de guerre italien, 1939-1940, Éditions Conférence/

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Présentation du Journal de Joceyne François

 

 

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Actualités

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Daniel Arsand

Moi qui ai souri le premier

Actes Sud


Un viol, une disparition, un passage à tabac, trois moments de violence inouïe qui creusent la béance sur laquelle s’échafaude, dès avant l’âge « adulte », la jeune vie d’un garçon homosexuel. Trois souvenirs d’adolescence qui signent plus encore que la fin de l’innocence, la fin prématurée des promesses. Ce texte brûlant, le plus intime et le plus cru de Daniel Arsand, peut se lire comme le making of de son incroyable roman, "Je suis en vie et tu ne m’entends pas". Mais aussi, comme le un-making de toute une vie.


Florence Naugrette

Juliette Drouet
Compagne du siècle

Flammarion



C’est l’histoire d’une orpheline indigente devenue courtisane, d’une actrice en vue qui abandonne sa carrière pour se consacrer au plus célèbre écrivain de son temps, et connaît avec lui, pendant un demi-siècle, une passion faite de gloire et de deuils, de confiance et de trahisons, d’amertume et d’exaltation, d’exil et de voyages. C’est l’histoire d’un couple illégitime qui invente l’amour libre. C’est l’histoire du romantisme, du siècle des Révolutions et de la marche vers la République, vécue, faite et observée par une femme, qui sensibilisa Hugo à l’égalité des sexes.


Prix Clarens du Journal intime 2021

Alejandra Pizarnik
Journal
Premier cahier
1954-1960