Prix Clarens du Journal intime 2022

Georges Séféris

Journées 1925-1944

Traduction du grec et préface de Gilles Ortlieb

Le Bruit du Temps


Journées 1925-1944 de Georges Seféris (Le Bruit du Temps), prix Clarens du Journal Intime 2022 au 1er tour de scrutin par 5 voix contre 2 voix à L’air se rafraîchit. Journal de guerre italien, 1939-1940 de Iris Origo (Éditions de la revue Conférence) et 1 voix à Journal 1912 -1939 de Maurice Garçon (Les Belles Lettres / Fayard).

Le jury du prix Clarens du Journal Intime est composé de Daniel Arsand, Monique Borde, Michel Braud, Blandine de Caunes, Béatrice Commengé, Colette Fellous, Gilbert Moreau (président du jury) et Robert Thiery.

* * * *

Les Moments littéraires n° 48

Yves Charnet

Torero de l'autofiction

Photo : Olivier Roller

Normalien, auteur d’une thèse sur Baudelaire, Yves Charnet enseigne les arts et cultures à SUPAERO.

Dès Prose du fils, publié en 1993, la poésie dans la prose de soi est sa marque de fabrique.

Son œuvre est essentiellement à caractère auto-biographique. Sans filtre, il explore à ses risques et périls et à longueur de livres, son moi à ciel ouvert. « J’essaie de faire passer les mots, comme on doit le faire avec un taureau, de plus en plus près de moi. Toréer près, écrire près ; au risque des blessures, en faire un art », dit-il.

Ses livres sont une tentative d’épuisement du sujet Yves Charnet. Il ressasse et retisse son enfance, l’absence du père, ses effondrements, l’emprise de sa mère (son « enfermaman »), sa difficulté à trouver sa place.  Le ressassement comme une dynamique du sujet, une énergétique de la mémoire.

Le dossier Yves Charnet :

  • Autopsyves de Sarah Chiche
  • Entretien avec Yves Charnet
  • Carnets d'un été détraqué de Yves Charnet

 

Également au sommaire du n°48 

Marie Mons : entretien & portfolio

L’intime, avec l’autoportrait comme composante principale, est au centre de l’œuvre de Marie Mons, photographe et vidéaste. Paysages et contrées personnelles résonnent dans l’ensemble de son travail pluridisciplinaire.


Paule Régnier : Journal 1947-1950

Paule Régnier (1888-1950) est une femme de lettres française. Atteinte d’une tuberculose osseuse à 18 mois, elle restera bossue. Elle gardera secret son amour pour l’écrivain Paul Drouot. Son roman L’Abbaye d’Évolayne a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1934. Jusqu’à quelques jours avant sa mort, elle a tenu son journal « pour se libérer de ce sang qui l’étouffe ». Elle se suicidera en décembre 1950.
Le journal de Paule Régnier est introduit par Michel Braud, professeur de littérature française du XXe siècle à l’Université de Pau et des pays de l’Adour.


Maël Renouard  : Nouveaux fragments d’une mémoire infinie - IV

L’auteur de La Réforme de l'opéra de Pékin, prix Décembre 2013, nous propose quelques-uns de ses Nouveaux fragments d’une mémoire infinie où il continue à s’interroger sur le rapport entre mémoire personnelle et mémoire numérique.


Jean-François Bourgain : Journal

Docteur ès lettres, Jean-François Bourgain a enseigné la langue et la littérature françaises à l’ESPE de l’académie de Rouen. Il nous livre quelques pages de son journal qu’il tient depuis plusieurs décennies.


Les chroniques littéraires d’Anne Coudreuse

 

* * * *


Présentation du Journal de Joceyne François

 

 

Pour un aperçu des 48 numéros de la revue, consultez le catalogue

Actualités

Pour plus d'informations, abonnez-vous au groupe facebook autour de l'écrit intime


Reynaldo Hahn

Journal 1890-1945
Galllimard


Reynaldo Hahn a consigné « le tracé des cailloux du Petit Poucet » dans ses carnets, afin que « bien des rêves irréalisés y subsistent par un mot ». Ainsi va-t-on y croiser une galerie de personnalités depuis les années fin-de-siècle — où Hahn devient un familier du salon d’Alphonse Daudet — jusqu’aux temps modernes — où il doit se cacher des persécutions de Vichy et des Allemands. Jules Massenet, le maître vénéré, et Sarah Bernhardt, ensorcelante égérie, s’en détachent, figures mythiques d’une vie qui passe aussi par Londres, Bucarest ou Le Caire… et sera bouleversée par deux guerres mondiales. Marcel Proust, rencontré en mai 1894, et qui « n’est en rien comme les autres humains », y jouit d’un statut particulier. Sa présence est sous-jacente et continue. Pour Hahn, « Marcel désigne toujours Marcel Proust », comme s’il ne pouvait y en avoir d’autre ; comme s’il ne pouvait qu’être là « toujours ». Le discours du journal intime, au ton qui passe de l’humour à la mélancolie, donne un arrière-plan, une profondeur de champ à la musique du compositeur qui se révèle aussi grand écrivain.Prix Nobel de littérature 2022


François Cheng
Cahier de l’Herne


Depuis les années 1970, François Cheng a construit pas à pas une œuvre riche et complexe à la croisée de l’Orient et de l’Occident, du taoïsme et du christianisme, de la poésie et de la fiction. Son écriture singulière irrigue la littérature française d’une voix limpide et vivifiante qui résonne au travers d’une œuvre polymorphe : poésie, fiction, essais, calligraphie, …

Ce Cahier de L’Herne comprend des interventions extrêmement variées autour de la figure de l’écrivain et de son œuvre, mêlant regards critiques et interventions plus personnelles d’écrivains ou d’artistes jalonnés d’un grand nombre d’inédits de l’auteur, ce volume permet aux lecteurs de prendre la mesure de cette œuvre marquante.


Prix Sévigné 2022



Les quatre livres de la sélection finale du Prix Sévigné 2022 sont : François Truffaut, Correspondance avec les écrivains, 1948-1984, Gallimard ; Paul Morand, Jacques Chardonne, Correspondance, 1964-1968, tome III, Gallimard ; Irène Némirovsky, Lettres d’une vie, Denoël ; Anton Tchekhov, Lydia Mizinova, Correspondance à la Mouette, Arléa.