Prix Clarens du Journal intime 2020

 

Un Printemps à Hongo de Ishikawa Takuboku remporte le prix Clarens du Journal intime 2020 au 4ème tour de scrutin par 4 voix contre 2 au Journal (Tome 3, 2000-2003) de Richard Millet (Éditions Pierre-Guillaume de Roux) et 2 à Le jour baisse (Journal X, 2009-2012) de Charles Juliet (P.O.L.).

Le jury est composé de Daniel Arsand, Monique Borde, Michel Braud, Béatrice Commengé, Colette Fellous, Jocelyne François, Gilbert Moreau et Robert Thiery.

 

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Les Moments littéraires n° 44

Catherine Safonoff

L’écriture qui rectifie la vie

 

Écrivaine suisse de langue française, Catherine Safonoff est née et vit à Genève.

Après avoir collaboré, comme critique littéraire au Journal de Genève et à la Radio suisse romande, Catherine Safonoff signe des scénarios pour la télévision, des adaptations de roman pour le cinéma (Polenta de Jean-Marc Lovay pour Maya Simon) et pour le théâtre (Le Malheur indifférent de Peter Handke) avant de se consacrer entièrement à son œuvre romanesque.

Depuis La part d’Esmé (1977) jusqu’à La distance de fuite (2016), Catherine Safonoff explore une manière originale de parler de soi, entre autobiographie et autofiction.

« Catherine Safonoff écrit parce qu’elle a le sentiment d’être en situation de perte : perte de la jeunesse, perte de l’amour, perte des parents, la liste pourrait comprendre d’autres formes de dépouillement encore, dont la plus dramatique et la plus effrayante est peut-être la perte de soi. » souligne Daniel Maggetti, professeur de littérature romande à l’université de Lausanne.

Le dossier Catherine Safonoff

  • Rectifier la vie, compenser la perte : les récits de Catherine Safonoff de Daniel Maggetti
  • Entretien avec Catherine Safonoff
  • Aimer loin de Catherine Safonoff

 

Également au sommaire du n°44 

Florence Chevallier : entretien & portfolio

Cofondatrice en 1985, avec Jean-Claude Bélégou et Yves Trémorin, du groupe Noir Limite qui revendiqua "les limites du photographiable" : le corps, le sexe, la mort, le sacré..., Florence Chevallier (prix Niepce 1998) nous propose huit autoportraits.


Rose-Marie Pagnard : Essai de journal d’une acrobate des jours et des nuits

Journaliste, traductrice, chroniqueuse littéraire et écrivain, Rose-Marie Pagnard est née en 1943 dans le Jura suisse. Elle est l’auteur d’une douzaine de livres – nouvelles, récits et romans. Les notes de son journal que nous publions commencent par l’évocation de ses nuits perturbées par les troubles causées par l’anxietas tibiarum.


Jean Sorrente  : Journal 2014

Né à Luxembourg dans une famille d’origine belge, Jean Sorrente se consacre au roman et publie des écrits sur l’art. En 2014, Jean Sorrente travaille au manuscrit de La guerre du temps qui paraîtra en 2020 ; certaines notes de son Journal 2014 se rapportent à l’écriture de ce roman.


Marie-Louise Audiberti : Carnets

Romancière, auteur de romans autobiographiques (La cadette, Éditions Écriture/1995 ou La dent d’Adèle, Grasset/1978), nouvelliste et essayiste, Marie-Louise Audiberti nous ouvre son carnet intime.


Dominique Carron : Les petits territoires

Durant des années, l’auteur a noté dans un « carnet d’émerveillements » des citations. Les impressions cumulées au fil de ses lectures dessinent ce qu’il nomme ses petits territoires. Dominique Carron nous convie à partager ce butin volé, arraché, extirpé de tous ces livres lus depuis de nombreuses années.


Les chroniques littéraires d’Anne Coudreuse

 

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Les Moments littéraires n° 43

AMIEL & Co, diaristes suisses

 

La Suisse semble être une terre d’élection pour l’introspection.

Jean-Jacques Rousseau avait ouvert la voie avec ses Confessions. Amiel lui a emboîté le pas avec son monumental Journal, et, à sa suite, sont venus Jaccottet et ses semaisons, Georges Haldas et ses carnets ainsi que Maurice Chappaz, Alexandre Voisard, Gustave Roud, Alice Rivaz, Ramuz...

Face à la richesse et à la densité de ces œuvres où l’intime et la littérature se côtoient, Les Moments littéraires ont souhaité consacrer leur n° 43 à des journaux intimes d’écrivains suisses de langue française.

Au sommaire de ce numéro : Henri-Frédéric Amiel, Anne Brécart, Corinne Desarzens, Jean-François Duval, Alexandre Friederich, René Groebli (portfolio de 8 photographies), Roland Jaccard, Jean-Louis Kuffer, Douna Loup, Jérôme Meizoz, Jacques Mercanton, C. F. Ramuz, Noëlle Revaz, Jean-Pierre Rochat, Gustave Roud, Daniel de Roulet, Catherine Safonoff, Monique Saint-Hélier, Marina Salzmann, François Vassali, Alexandre Voisard, Jean-Bernard Vuillème, Luc Weibel. (336 pages)

 

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Hors-série n° 3

HENRI-FREDERIC AMIEL - ÉLISA GUÉDIN

CORRESPONDANCE (1869-1881)

Dans la dernière partie de sa vie, Amiel a échangé de nombreuses lettres avec une jeune femme rencontrée chez l’un de ses collègues universitaires, Élisa Guédin. L’éternel candidat au mariage qu’il était a-t-il songé à l’épouser? D’entrée de jeu, Élisa le prévient qu’il n’en est pas question, en recourant à cette formule : " Homme ne suis, femme ne daigne, âme suis." Il en résulte pourtant une longue correspondance (144 lettres), inconnue jusqu’à ce jour, et retrouvée récemment dans une maison de campagne genevoise.

360 pages, 13 x 20,5 cm, broché, France : 21 €, Étranger : 32 € (franco de port) ; Diffusé en Suisse par ZOE

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Pour un aperçu des 44 numéros de la revue, consultez le catalogue

Actualités

"Qui se souvient aujourd’hui du poète de Proses du fils. Cinq euros cinquante-cinq, d’occase, sur Leboncoin. Ce fut une gloire en toc. Couleurs vite passées. Rien ne se délave comme la vie. Comme L’ENVIE. Et ton ivresse ne l’a plus ce soir. L’envie d’avoir envie. Tu ferais mieux de les fourguer au premier brocanteur venu. Tes chefs-d’oeuvre inconnus. Tu fais prof de Culture G. dans l’école d’ingés de Pesquet Thomas. Le temps est progressivement devenu gris. Comme tes cheveux. Ce nouveau chapitre de ton autofiction porte un titre très simple. Portrait de l’artiste en "has-been". Quelque plumitif avait même appelé Manet comme ça. Un raté de première classe. Tu deviens, peu à peu, cette épave. L’Ex de ta propre survie. Une nuit vient qu’on le fait comme un con. Le déconte à rebours. On coche une croix dans la colonne des foirades. Et autres ratages. C’est le milieu de la cinquantaine." Y. C.


Le Journal de guerre de Paul Morand était un objet mythique dont l'existence même était sujette à caution. Au vrai, l'écrivain avait bien conservé ses notes prises durant la guerre et avait même commencé à en préparer la publication. Il en avait déposé le manuscrit à la Bibliothèque nationale, parmi un vaste ensemble de papiers personnels. Ce journal paraît pour la première fois, sans retouches ni coupes.


Anita Pittoni
Journal - 1944-1945
La Baconniere

Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l’occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d’être et d’écrire. Il tient tout entier dans l’exploration de l’angoisse de la persévérance d’une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d’esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l’introspection séduit. Ce Journal explore aussi le rapport d’Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances. On y croise l’entourage d’Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu’elle publie...


Prix Sévigné 2020

Louise de Vilmorin
Jean Hugo

Correspondance Croisée

Ed. Honoré Champion