Les Moments littéraires n°45

Diaristes belges francophones


Les Moments littéraires poursuivent la série des numéros « géographiques » entièrement consacrés aux diaristes francophones d’un pays. Après les écrivains suisses romands (n°43, Amiel & Co, janvier 2020), le numéro 45 est dédié aux diaristes belges francophones.

Des carnets d’un cinéaste (Luc Dardenne) au journal graphique (Paul Mahoux), du journal daté (Henri Bauchau) au journal sans date (Caroline Lamarche), la richesse de l’écrit intime belge transparait au travers des dix-huit textes sélectionnés. Un portfolio de huit autoportraits d'Anne De Gelas complète le sommaire et montre l’apport de la photographie dans l’écriture de soi.

Après une introduction de Marc Quaghebeur, ce numéro propose des extraits des journaux ou carnets intimes de Henry Bauchau, Luc Dardenne, Anne De Gelas (huit autoportraits), Maurice De Wée, Luc Dellisse, Laurent Demoulin, José Dosogne, Marc Dugardin, Lydia Flem, François Houtart, Sara Huysmans, Caroline Lamarche, Stéphane Lambert, Marcel Lecomte, André Leroy, Maurice Maeterlinck, Diane Meur, Jean-Luc Outers. Hormis le journal de Maurice Maeterlinck, tous ces textes sont inédits.

Les Moments littéraires, n° 45, broché, 13 x 20,5, 250 pages.
Parution : 15 février 2021.

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Les Moments littéraires n° 43

AMIEL & Co, diaristes suisses

 

La Suisse semble être une terre d’élection pour l’introspection.

Jean-Jacques Rousseau avait ouvert la voie avec ses Confessions. Amiel lui a emboîté le pas avec son monumental Journal, et, à sa suite, sont venus Jaccottet et ses semaisons, Georges Haldas et ses carnets ainsi que Maurice Chappaz, Alexandre Voisard, Gustave Roud, Alice Rivaz, Ramuz...

Face à la richesse et à la densité de ces œuvres où l’intime et la littérature se côtoient, Les Moments littéraires ont souhaité consacrer leur n° 43 à des journaux intimes d’écrivains suisses de langue française.

Au sommaire de ce numéro : Henri-Frédéric Amiel, Anne Brécart, Corinne Desarzens, Jean-François Duval, Alexandre Friederich, René Groebli (portfolio de 8 photographies), Roland Jaccard, Jean-Louis Kuffer, Douna Loup, Jérôme Meizoz, Jacques Mercanton, C. F. Ramuz, Noëlle Revaz, Jean-Pierre Rochat, Gustave Roud, Daniel de Roulet, Catherine Safonoff, Monique Saint-Hélier, Marina Salzmann, François Vassali, Alexandre Voisard, Jean-Bernard Vuillème, Luc Weibel. (336 pages)

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Hors-série n° 3

HENRI-FREDERIC AMIEL - ÉLISA GUÉDIN

Correspondance (1869-1881)

 

Dans la dernière partie de sa vie, Amiel a engagé un échange de lettres avec une jeune femme rencontrée chez l’un de ses collègues universitaires, Élisa Guédin. L’éternel candidat au mariage qu’il était a-t-il songé à l’épouser ? D’entrée de jeu, Élisa le prévient qu’il n’en est pas question, en recourant à cette formule : « Homme ne puis, femme ne daigne, âme suis. »

Il en résulte pourtant une longue correspondance (144 lettres), inconnue jusqu’à ce jour, récemment retrouvée dans une maison de campagne genevoise.

De quoi parlent les deux correspondants ? De la nature de leur relation (à laquelle Amiel a donné un nom : l’« amouritié »), de la possibilité ou non de se rencontrer, de leurs lectures, de leurs idées, de leurs activités, de leurs voyages. Dans ses lettres, Amiel se montre un partenaire enjoué, habile à mener un échange qui s’apparente parfois au marivaudage. Pour sa part, Élisa tient un discours plus ambitieux. Cette femme brillante est en quête d’une vocation. Amiel lui suggère de s’orienter vers la critique littéraire, ce qu’autoriseraient ses belles qualités d’analyse et de style. Elle n’en a cure. Elle voudrait se consacrer aux déshérités. Mais ses tentatives, dans des institutions tenues par des religieuses, à Lyon ou à Paris, tournent court. Elle tient à ses aises… et à ses vacances, qu’elle passe dans des stations thermales à la mode.

Quel que soit l’état de son âme, elle s’exprime toujours avec talent et parsème ses propos de références littéraires puisées aux meilleures sources. Parfois agacé par l’aplomb de sa correspondante, Amiel admire la qualité de son expression : il recopie plus d’un passage de ses lettres dans son journal.

Cette édition est précédée d’un avant-propos de Luc Weibel, qui précise dans quelles circonstances les lettres sont arrivées jusqu’à nous. Elle est accompagnée d’un appareil de notes qui éclairent les nombreuses allusions des correspondants au contexte intellectuel, philosophique, religieux et littéraire de l’époque. (360 pages)

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Pour un aperçu des 45 numéros de la revue, consultez le catalogue

Actualités


Jeanne Hyvrard nous a quittés

Économiste de formation et de profession, Jeanne Hyvrard a multiplié les œuvres littéraires engagées et originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

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Pierre Bergounioux
Carnet de notes 2016-2020

Entamés au seuil de la trentaine, les Carnets couvrent quarante années d’une sorte de vie.

Avec le cinquième, on se retrouve, on ne sait trop comment, septuagénaire, à peu près quitte des soins qui ont rempli l’intervalle, excepté celui, cher à Montaigne, d’apprendre à mourir.


Roland Jaccard
Le monde d'avant
Journal 1983-1988

À l'âge de 26 ans, Roland Jaccard est engagé par le journal Le Monde pour y tenir la rubrique psychanalytique : c'était dans les années soixante. Tout semblait alors possible. Même qu'un jeune Lausannois puisse occuper un poste aussi convoité. Il se trouve qu'au début des années quatre-vingt il se lie à une jeune fille de dix-sept ans, rencontrée à la bibliothèque Sainte-Geneviève. Dès lors qu'ils vécurent ensemble, il décida de tenir son journal intime.


« Un livre qui ne serait ni journal intime ni œuvre en forme, ni récit autobiographique ni œuvre d’imagination, ni prose ni poésie, mais tout cela à la fois. Livre conçu de manière à pouvoir constituer un tout autonome à quelque moment qu’il soit interrompu, par la mort s’entend. Livre, donc, délibérément établi comme œuvre éventuellement posthume et perpétuel work in progress » (Journal, 26 septembre 1966).


Prix Sévigné 2020

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